Eglise SainteCene.FL3

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La Sainte-Cène, après le baptême est l’autre sacrement institué par le Seigneur Lui-même.

La Sainte Cène, est le repas pris dans les maisons par les Chrétiens, en souvenir de la mort et de la résurrection de Jésus-Christ. Le Pain est le symbole du corps de Christ, le vin est le symbole de la bénédiction faite dans la nouvelle alliance en Jésus-Christ. Prendre indignement la Sainte Cène, c'est la prendre en ne discernant pas la réalité de l'Eglise et les commandements de Dieu qui la concerne. Chaque fois que la communauté des Chrétiens prends ensemble ce saint repas, elle annonce le retour du Messie dans la Gloire


Introduction

Il y a des divergences d’opinion considérables quant à sa signification et la pratique de sa célébration. Ces différences d’opinion sont aussi bien des différences doctrinales de base – telles que la transsubstantiation – que des arguments pour ou contre le vin ou le jus de raisin, le pain avec ou sans levure, des coupes collectives ou des petits verres individuels, la table « ouverte » ou « fermée » etc...

Cependant, si on permet à la Bible à parler, sans les préjugés de tradition, la plupart de ces différences peuvent être résolues facilement, ou s’avèrent de peu – ou même d’aucune - importance.

1 Corinthiens 11:23-34 « Car j'ai reçu du Seigneur ce que je vous ai enseigné; c'est que le Seigneur Jésus, dans la nuit où il fut livré, prit du pain, 24 et, après avoir rendu grâces, le rompit, et dit: Ceci est mon corps, qui est rompu pour vous; faites ceci en mémoire de moi. 25 De même, après avoir soupé, il prit la coupe, et dit: Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang; faites ceci en mémoire de moi toutes les fois que vous en boirez. 26 Car toutes les fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous annoncez la mort du Seigneur, jusqu'à ce qu'il vienne. 27 C'est pourquoi celui qui mangera le pain ou boira la coupe du Seigneur indignement, sera coupable envers le corps et le sang du Seigneur. 28 Que chacun donc s'éprouve soi-même, et qu'ainsi il mange du pain et boive de la coupe; 29 car celui qui mange et boit sans discerner le corps du Seigneur, mange et boit un jugement contre lui-même. 30 C'est pour cela qu'il y a parmi vous beaucoup d'infirmes et de malades, et qu'un grand nombre sont morts. 31 Si nous nous jugions nous-mêmes, nous ne serions pas jugés. 32 Mais quand nous sommes jugés, nous sommes châtiés par le Seigneur, afin que nous ne soyons pas condamnés avec le monde. 33 Ainsi, mes frères, lorsque vous vous réunissez pour le repas, attendez-vous les uns les autres. 34 Si quelqu'un a faim, qu'il mange chez lui, afin que vous ne vous réunissiez pas pour attirer un jugement sur vous. Je réglerai les autres choses quand je serai arrivé. »

La messe Catholique Romaine

La messe n’est pas seulement considérée être un sacrement, mais aussi un « sacrifice » !

Ce concept vient de l’idée qu’il devrait y avoir une continuation ou un équivalent dans le Nouveau Testament des holocaustes, et surtout de celui de Pâques, de l’Ancien Testament.

La Pâque

La  Pâque était un signe de l’alliance divine ; Jésus parle de « la nouvelle alliance en mon sang » (Luc 22:20).

La messe est décrite comme « le sacrifice de l’église » ; « Jésus donna aux apôtres, et dans la personne des apôtres à tous les prêtres, la puissance de changer le pain et le vin en Son corps et Son sang. Seuls les prêtres qui sont consacrés par les successeurs légitimes des apôtres peuvent célébrer la messe »

Concile de Trente

Le Concile de Trente a déclaré :

  • « Si quelqu’un renie la transformation miraculeuse et unique dans la substance entière du pain dans le corps et de la substance entière du vin dans le sang, après laquelle seulement la forme du pain et du vin restent[1] – il est maudit.
  • Si quelqu’un renie que dans le sacrement de l’Eucharistie le corps et le sang de Jésus-Christ ... sont vraiment, réellement et essentiellement présents, il est maudit.
  • Si quelqu’un prétend que les croyants, selon le commandement de Dieu, ... doivent prendre part au sacrement de l’Eucharistie avec les deux emblèmes (= pain et vin), il est maudit.
  • Si quelqu’un prétend qu’un aucun réel et vrai sacrifice n’est fait à Dieu dans la messe, il est maudit. La messe est un sacrifice pour la réconciliation du péché. Dans la messe le Christ est sacrifié sans sang »

XXeme siècle

Le pape Paul VI a permis que le pain consacré puisse être adoré ouvertement par le publique, à la fin du deuxième Concile du Vatican.

Une indulgence partielle est attachée à ceci, si quelqu’un dit au pain : « mon Seigneur et mon Dieu ». Dans son encyclique « Mysterium Fideï » il aiguise l’ancienne doctrine de la réelle transformation du pain et du vin dans la messe, en prétendant que ceci est le plus grand de tous les miracles.

Cette déclaration a probablement été faite afin de contredire des nouvelles théories qui circulaient dans l’église Catholique, et qui disaient que la mort de Christ n’était plus considéré comme un sacrifice pour nos péchés, mais comme la mort d’un martyre (par exemple Dr. J. Ratzinger dans « Concilium » - avril 1967 – « le sacrifice de Jésus ne doit pas être compris en premier lieu techniquement, comme un sacrifice ..., mais martyriologiquement, comme une soumission complète de Sa Personne ».


transsubstantiation 1215AD

Selon la doctrine de la transsubstantiation, les paroles de Jésus : « Ceci est mon corps » (Marc 14:22) et « ceci est mon sang » (Marc 14:24) sont à comprendre littéralement.

Ceci serait encore le cas, dans la messe.

Ce qui se passe, donc, est un double miracle : le pain et le vin que Jésus donne à Ses disciples devient littéralement la chair et le sang de Son corps toujours vivant, et le pain et le vin qui sont actuellement employés dans la messe continuent à être transformés en Sa chair et Son sang.

Ce phénomène, n’est point perceptible aux sens humains (voilà pourquoi la messe est un mystère !), parce que le pain et le vin retiennent leurs formes, couleurs, goûts etc. originaux quand la transsubstantiation a lieu !


Dans les premiers siècles de l’église ce « miracle » n’était pas accepté partout et par tout le monde. Augustin, parmi d’autres, n’y croyait pas. Mais le Concile de 1215 l’a confirmé expressément, et le Concile de Trente (1545-1563) l’a réaffirmé, en contradiction des réformateurs.

Il doit être reconnu que l’église Catholique Romaine ne prétend pas que chaque célébration de la messe est un nouveau sacrifice du Christ.

La messe n’est pas une seconde crucifixion.

Ils disent qu’il s’agit du même sacrifice, mais que ce sacrifice est apporté d’une autre manière : « La messe est le même sacrifice que le sacrifice de la croix, parce que dans tous les deux nous avons le même sacrifice et la même offrande ; pour le même Christ, qui S’est offert une fois Lui-même comme sacrifice sanglant à Son Père céleste, et Qui continue à S’offrir, de façon non sanglante, par les mains des prêtres sur nos autels » (Catéchisme du Synode de Mayrooth).

La messe est donc un « renouveau » du sacrifice de la croix, un moyen par lequel le sacrifice de Golgotha est présent. Mais cela ne veut pas dire que la messe est seulement un rappel ou même une répétition dramatique de ce sacrifice. La messe est un sacrifice réel. Le sacrifice du Christ devait être éternel, et, donc, non lié au temps, comme s’il n’avait eu lieu qu’une fois. Il devait être plutôt un sacrifice du Christ qui durait éternellement : « Le sacrifice de Christ, qui a commencé dès Son entrée dans le monde, continue pour toujours au ciel. Donc, quand la messe est célébrée, il descend sur un autel terrestre. Il est toujours en train de Se sacrifier, un sacrifice éternel, sans fin »

Hérésie biblique

Tout ce spectacle, n'est là que pour justifier le mensonge de l'apparition d'un nouvelle ordre cléricale.

Une soit disant, onction spéciale pour de nouveaux sacrificateurs, de nouveaux prêtre, qui font mentir Jésus-Christ en s'instituant eux-mêmes intermédiaires entre les Chrétiens et Dieu.

Cette doctrine est totalement récusée par la bible elle-même

La consubstantiation

La consubstantiation est la doctrine de toutes les églises Orthodoxes, Anglicanes, Luthériennes et certaines autres églises Protestantes, qui rejettent la transsubstantiation, mais qui croient cependant que le pain et le vin sont néanmoins « spéciaux » dans la Sainte-Cène, parce que Jésus y est réellement présent, d’une manière imperceptible, au milieu de Son église.

Un autre terme pour la consubstantiation est l’expression en Latin « presentia realis ».

Calvin

Jean Calvin croyait en une présence spirituelle de Jésus dans le culte de la Sainte-Cène, avec le pain et le vin comme les signes et les sceaux de celui-ci. Beaucoup d’églises « Calvinistes » enseignent cette doctrine.

Zwingli

Ulrich Zwingli, un autre réformateur, croyait que le pain et le vin sont seulement des symboles, et que le culte de la Sainte-Cène n’est donc qu’un mémorial. Les églises modernistes soutiennent cette idée d’habitude.

Autres idées

La Sainte-Cène serait un avant-goût de la fête des noces de l’Agneau. Manger le pain et boire le vin nous unirait au corps de Christ (ce qui amène certains à décréter une table de Sainte-Cène « fermée »).

Qu'est ce qui est écrit?

Mt.26:26-28 « Pendant qu’ils mangeaient, Jésus prit du pain ; et, après avoir rendu grâces, il le rompit, et le donna aux disciples, en disant : Prenez, mangez, ceci est mon corps. 27 Il prit ensuite une coupe ; et, après avoir rendu grâces, il la leur donna, en disant : Buvez-en tous ; 28 car ceci est mon sang, le sang de l’alliance, qui est répandu pour plusieurs, pour la rémission des péchés.

Jésus dit ceci en Araméen, où le mot « est » manque ! Donc ce qu’Il dit littéralement, est : « Ceci Mon corps ».

Le texte grec permet à savoir exactement ce Jésus dit par « ceci », quand Il prend le pain. « Ceci » ne se réfère certainement pas au pain, car « ceci » en Grec («  touto ») est neutre, tandis que « pain » (« arton ») est masculin ! Ceci a conduit à des différences de doctrine.

Parce que le verbe « est » manque, certains se sentent libres d’insérer un autre mot à sa place - par exemple « représente » ou « devient ». Et parce que « ceci » ne peut pas se référer au pain, la porte est ouverte à toutes les opinions possibles ![2].

Quel pain et quel vin ?

Aussi bien Matthieu, Marc, Luc et Paul écrivent que Jésus a pris du pain, sans préciser lequel :

  • Mt.26:26-29 « Pendant qu’ils mangeaient, Jésus prit du pain ; et, après avoir rendu grâces, il le rompit, et le donna aux disciples, en disant : Prenez, mangez, ceci est mon corps. 27 Il prit ensuite une coupe ; et, après avoir rendu grâces, il la leur donna, en disant : Buvez-en tous ; 28 car ceci est mon sang, le sang de l’alliance, qui est répandu pour plusieurs, pour la rémission des péchés. 29 Je vous le dis, je ne boirai plus désormais de ce fruit de la vigne, jusqu’au jour où j’en boirai du nouveau avec vous dans le royaume de mon Père. »
  • Marc 14:22-24 « Pendant qu’ils mangeaient, Jésus prit du pain ; et, après avoir rendu grâces, il le rompit, et le leur donna, en disant : Prenez, ceci est mon corps. 23 Il prit ensuite une coupe ; et, après avoir rendu grâces, il la leur donna, et ils en burent tous. 24 Et il leur dit : Ceci est mon sang, le sang de l’alliance, qui est répandu pour plusieurs. »
  • Luc 22:19-20 « Ensuite il prit du pain ; et, après avoir rendu grâces, il le rompit, et le leur donna, en disant : Ceci est mon corps, qui est donné pour vous ; faites ceci en mémoire de moi. 20 Il prit de même la coupe, après le souper, et la leur donna, en disant : Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang, qui est répandu pour vous. »
  • 1 Cor.11:23-26 « j’ai reçu du Seigneur ce que je vous ai enseigné ; c’est que le Seigneur Jésus, dans la nuit où il fut livré, prit du pain, 24 et, après avoir rendu grâces, le rompit, et dit : Ceci est mon corps, qui est rompu pour vous ; faites ceci en mémoire de moi. 25 De même, après avoir soupé, il prit la coupe, et dit : Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang ; faites ceci en mémoire de moi toutes les fois que vous en boirez. 26 Car toutes les fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous annoncez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne. »

la Pâque juive

L’institution de la Sainte-Cène doit être sous-entendue dans le cadre de la Pâque juive que Jésus a célébrée avec Ses disciples. Le pain et la ou les coupes jouaient un rôle symbolique important dans ce repas, qui prenait la forme approximative suivante :

La préparation :

  • quatre coupes[3]
  • trois pains (sans levure – des « matzah » = le pluriel de « matzot »)[4]
  • un œuf dur[5],
  • une épaule d’agneau[6],
  • du persil,
  • du céleri,
  • de l’eau salée[7],
  • et le « charosseth » - une pâte faite de noix, miel, pomme râpée, cinnamome et vin[8]

Le rituel de la Pâque[9] est strictement suivi.

  • Tous les participants doivent d’abord se laver et se purifier, en passant par le bain rituel (le « Mikvah »), avant de préparer les plats du repas et de mettre la table.

Alors une femme voilée allume le « menora » (le chandelier à 7 bras).

  • La première coupe est levée, et Ex.6:5 est lu :

Ex.6:5 « J’ai entendu les gémissements des enfants d’Israël, que les Egyptiens tiennent dans la servitude, et je me suis souvenu de mon alliance. »

  • suivi par des prières et Ex.12:22

Ex.12:22 « Vous prendrez ensuite un bouquet d’hysope, vous le tremperez dans le sang qui sera dans le bassin, et vous toucherez le linteau et les deux poteaux de la porte avec le sang qui sera dans le bassin. Nul de vous ne sortira de sa maison jusqu’au matin. ».

  • Puis le chef de la maison, après avoir cérémonialement lavé ses mains, prend le pain du milieu, qu’il rompt en deux morceaux inégaux.
  • Il en cache le plus grand (le « Affikomèn », qui représente le Messie) dans une serviette.
  • La seconde coupe est remplie. À cet instant un enfant demande : « Pourquoi est-ce que cette nuit est différente aux autres nuits ? », en réponse à laquelle l’histoire de la Pâque est racontée.
  • Alors les différents plats sont levés et leur signification symbolique est expliquée, après quoi le repas est mangé.
  • Ensuite (c.-à-d. quand le repas est terminé) le chef de la maison prend le « Affikomèn » (qui avait été symboliquement caché) et chacun en mange un morceau,
  • après quoi une troisième coupe de vin est donnée[10]
  • après quoi la quatrième coupe est bue et le « Hallel » (Psaumes 115-118) est bchanté.

Il est clair que Jésus et ses disciples ont suivi le rituel de la Pâque juive strictement.

La remarque de Jésus lorsqu’il lave les pieds des disciples confirme que les participants avaient été au « mikvah » :

  • Jn.13:10 « Celui qui est lavé n’a besoin que de se laver les pieds pour être entièrement pur ».

Si nous comparons les Écritures avec l’explication ci-dessus, nous voyons exactement ce qui a eu lieu :

  • Mt.26:26-30 « Pendant qu’ils mangeaient, Jésus prit du pain ; et, après avoir rendu grâces, il le rompit, et le donna aux disciples, en disant : Prenez, mangez, ceci est mon corps. 27 Il prit ensuite une coupe ; et, après avoir rendu grâces, il la leur donna, en disant : Buvez-en tous ; 28 car ceci est mon sang, le sang de l’alliance, qui est répandu pour plusieurs, pour la rémission des péchés. 29 Je vous le dis, je ne boirai plus désormais de ce fruit de la vigne, jusqu’au jour où j’en boirai du nouveau avec vous dans le royaume de mon Père. 30 Après avoir chanté les cantiques, ils se rendirent à la montagne des oliviers. »
  • Marc 14:22-25 « Pendant qu’ils mangeaient, Jésus prit du pain ; et, après avoir rendu grâces, il le rompit, et le leur donna, en disant : Prenez, ceci est mon corps. 23 Il prit ensuite une coupe ; et, après avoir rendu grâces, il la leur donna, et ils en burent tous. 24 Et il leur dit : Ceci est mon sang, le sang de l’alliance, qui est répandu pour plusieurs. 25 Je vous le dis en vérité, je ne boirai plus jamais du fruit de la vigne, jusqu’au jour où je le boirai nouveau dans le royaume de Dieu. 26 Après avoir chanté les cantiques, ils se rendirent à la montagne des oliviers.»
  • Luc 22:14-20 « L’heure étant venue, il se mit à table, et les apôtres avec lui. 15 Il leur dit : J’ai désiré vivement manger cette Pâque avec vous, avant de souffrir ; 16 car, je vous le dis, je ne la mangerai plus, jusqu’à ce qu’elle soit accomplie dans le royaume de Dieu. 17 Et, ayant pris une coupe et rendu grâces, il dit : Prenez cette coupe, et distribuez-la entre vous ; 18 car, je vous le dis, je ne boirai plus désormais du fruit de la vigne, jusqu’à ce que le royaume de Dieu soit venu. 19 Ensuite il prit du pain ; et, après avoir rendu grâces, il le rompit, et le leur donna, en disant : Ceci est mon corps, qui est donné pour vous ; faites ceci en mémoire de moi. 20 Il prit de même la coupe, après le souper, et la leur donna, en disant : Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang, qui est répandu pour vous. »

« Pendant qu’ils mangeaient » Jésus prend du pain. Le repas a donc déjà commencé.

Le pain que Jésus prend est le « Affikomèn »[11], qui Le représente, Lui-même !

Il prononce la bénédiction - un long texte, commençant par le Ps.126' - et rompt le pain avant de le donner à Ses disciples, en disant : « Prenez, mangez, ceci est mon corps ».

  • Chaque Juif – y compris les disciples – sait que le « Affikomèn » représente le Messie.
  • Jésus prend cet « Affikomèn » maintenant, le rompt selon le rituel et dit : « ceci est mon corps ».

Jésus ne peut pas vouloir dire par cela que ce pain est littéralement Son corps - ni littéralement, ni spirituellement, ni symboliquement - car « ceci » ne peut pas référer au pain. À quoi réfère « ceci » alors ? La seule explication permise par l’original Grec, traduit de ce que Jésus a probablement dit en Araméen, et qui était apparemment compris immédiatement et sans difficulté aussi bien par les disciples (qui l’entendait en Araméen) et les Corinthiens, à qui Paul écrit en Grec, et qui pour la plupart n’avaient pas d’arrière-plan juif et n’étaient donc point des experts quant aux détails de la Pâque juive, est que « ceci » veut dire l’acte de manger ce pain de la Sainte-Cène communément par les disciples.

D’ailleurs, l’idée de manger de la chair humaine était aussi absurde et abominable aux Grecs qu’aux Juifs. Si les disciples avaient compris les paroles de Jésus comme une référence à Sa chair, il y aurait certainement eu des vifs protêts !

L'Eglise, le corps de Christ

Le Nouveau Testament enseigne que le corps de chaque individu chrétien est un temple du Saint-Esprit et que la communion ou communauté formée des croyants dans lesquels le Saint-Esprit réside est appelée le « corps de Christ »

  • Rom.12:5 « ainsi, nous qui sommes plusieurs, nous formons un seul corps en Christ, et nous sommes tous membres les uns des autres. »*
  • 1 Cor.12:27 « Vous êtes le corps de Christ, et vous êtes ses membres, chacun pour sa part. »
  • Éph.1:22-23 « Il a tout mis sous ses pieds, et il l’a donné pour chef suprême à l’Eglise, 23 qui est son corps, la plénitude de celui qui remplit tout en tous. »
  • Éph.4:11-12 « il a donné les uns comme apôtres, les autres comme prophètes, les autres comme évangélistes, les autres comme pasteurs et docteurs, 12 pour le perfectionnement des saints en vue de l’œuvre du ministère et de l’édification du corps de Christ »
  • Col.1:24 « Je me réjouis maintenant dans mes souffrances pour vous ; et ce qui manque aux souffrances de Christ, je l’achève en ma chair, pour son corps, qui est l’Eglise. ».

Cette vérité est confirmée fortement par 1 Cor.10:16-17

  • 1 Cor.10:16-17 « La coupe de bénédiction que nous bénissons, n’est-elle pas la communion au sang de Christ ? Le pain que nous rompons, n’est-il pas la communion au corps de Christ ? 17 Puisqu’il y a un seul pain, nous qui sommes plusieurs, nous formons un seul corps ; car nous participons tous à un même pain. » !

le pain de la communion

En mangeant tous du même pain, nous affirmons notre appartenance au corps de Christ (l’église).

la coupe de bénédiction

  • La coupe de la Sainte-Cène bue « après le souper », est celle que Paul décrit comme « La coupe de bénédiction » (1 Cor.10:16) - le « cos haberacha » (c.f. Ps.116:13 « J’élèverai la coupe des délivrances, Et j’invoquerai le nom de l’Eternel »)
  • La 3e coupe donc, bue avant le chant du « Hallel » (= « les cantiques » de louange de Mt.26:30 et Marc 14:26).
  • L’acte de partager cette coupe est une participation en communion dans une confession de foi et dans des actions de grâces pour la rédemption (pour les Juifs : de l’esclavage de l’Égypte ; pour nous : de l’esclavage du péché).

le vin devient-il vraiment le sang[12]?

Bien-sur que non!

Aussi bien manger la chair humaine (le cannibalisme !) que boire du sang étaient et sont strictement défendus :

  • Lév.17:10-16 « Si un homme de la maison d’Israël ou des étrangers qui séjournent au milieu d’eux mange du sang d’une espèce quelconque, je tournerai ma face contre celui qui mange le sang, et je le retrancherai du milieu de son peuple. 11 Car l’âme de la chair est dans le sang. Je vous l’ai donné sur l’autel, afin qu’il servît d’expiation pour vos âmes, car c’est par l’âme que le sang fait l’expiation. 12 C’est pourquoi j’ai dit aux enfants d’Israël : Personne d’entre vous ne mangera du sang, et l’étranger qui séjourne au milieu de vous ne mangera pas du sang. 13 Si quelqu’un des enfants d’Israël ou des étrangers qui séjournent au milieu d’eux prend à la chasse un animal ou un oiseau qui se mange, il en versera le sang et le couvrira de poussière. 14 Car l’âme de toute chair, c’est son sang, qui est en elle. C’est pourquoi j’ai dit aux enfants d’Israël : Vous ne mangerez le sang d’aucune chair ; car l’âme de toute chair, c’est son sang : quiconque en mangera sera retranché. 15 Toute personne, indigène ou étrangère, qui mangera d’une bête morte ou déchirée, lavera ses vêtements, se lavera dans l’eau, et sera impure jusqu’au soir ; puis elle sera pure. 16 Si elle ne lave pas ses vêtements, et ne lave pas son corps, elle portera la peine de sa faute. ».
Le mot « ceci » ne peut pas indiquer le vin, mais l’acte de boire le vin

Le sang des holocaustes de l’Ancien Testament était offert pour la réconciliation des péchés, mais, tandis qu’une partie de la viande des sacrifices était mangée, le sang n’était jamais bu.

L’acte de verser du sang symbolise la mort.  Le vin est un symbole de la vie.  Le sang de Jésus également !  

Faites ceci en mémoire de moi

  • Luc 22:19 « Ensuite il prit du pain ; et, après avoir rendu grâces, il le rompit, et le leur donna, en disant : Ceci est mon corps, qui est donné pour vous ; faites ceci en mémoire de moi. »).

Aussi bien le manger du pain que le boire du vin se font « en mémoire ». Dans cette mémoire il y un aussi une proclamation :

  • 1 Cor.11:26 « Car toutes les fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous annoncez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne. ».

Dans la Sainte-Cène nous nous remémorons la mort du Seigneur, Jésus-Christ, notre paques[13], puisque Dieu nous a fait passer du royaume des ténèbres, au royaume du fils de son amour[14]

Dans la Sainte-Cène nous célébrons le fait que notre Seigneur Jésus n’est pas seulement mort, mais aussi qu’Il est ressuscité !

Pourquoi un quelconque incarnation nouvelle?

Jésus-Christ est avec nous toujours jusqu'à la fin du monde...

  • Matthieu 28:20. et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu'à la fin du monde.

Qui peut prendre part À la Sainte-Cène?

Il y un aussi une légion d’opinions concernant la réponse à cette question! Comme nous l’avons déjà vu, certaines opinions concernant la signification de la Sainte-Cène ont des conséquences inévitables, y compris qui est permis à y participer.

Certaines églises exigent le baptême (des enfants ou des adultes), d’autres insistent sur la nécessité d’être membre de l’église, d’autres sur une « préparation » (une confession de péchés, même un jeûne, etc.).

Dans certaines églises les serviteurs de Dieu (pasteurs, anciens …) décident qui est permis à y participer. Certaines églises permettent aux enfants à y participer, d’autres églises les excluent.

  • 1 Cor.11:27-29 « C’est pourquoi celui qui mangera le pain ou boira la coupe du Seigneur indignement, sera coupable envers le corps et le sang du Seigneur. 28 Que chacun donc s’éprouve soi-même, et qu’ainsi il mange du pain et boive de la coupe ; 29 car celui qui mange et boit sans discerner le corps du Seigneur, mange et boit un jugement contre lui-même.».

Paul ne parle pas ici de la possibilité que les participants soient indignes, mais plutôt de la manière indigne de leur participation et de leur manque de discernement du corps.

« Indignement »

Il y un donc une manière indigne de participer à la Sainte-Cène.

« Sans discerner[15] le corps »

Certains prétendent que ceci signifie que nous devons essayer à visualiser le corps mutilé et ensanglanté de Jésus pendant que nous mangeons le pain et que nous buvons le vin.

La participation digne ou indigne à la Sainte-Cène ne réfère pas littéralement au corps et sang du Seigneur, mais à notre attitude vis à vis de Son « corps » - Son église.

  • Ceux qui n’aiment pas Son église,
  • Ceux qui portent atteinte à son unité,
  • Ceux qui vivent en désaccord avec un ou plusieurs de ses membres et/ou responsables,
  • Ceux qui ne « discernent » pas le corps, comme quelqu’un qui ne croit pas en Jésus-Christ
  • Ceux qui vivent consciemment dans le péché sans vouloir se repentir et changer de vie.

Toutes ces personnes doivent être averties contre une participation indigne à la Sainte-Cène

  • 1 Cor.5:11 « Maintenant, ce que je vous ai écrit, c’est de ne pas avoir des relations avec quelqu’un qui, se nommant frère, est impudique, ou cupide, ou idolâtre, ou outrageux, ou ivrogne, ou ravisseur, de ne pas même manger avec un tel homme. ».

La participation indigne à la Sainte-Cène explique un grand nombre de malades et même des morts parmi les membres de l’église, selo

  • 1 Cor.5:30 « C’est pour cela qu’il y a parmi vous beaucoup d’infirmes et de malades, et qu’un grand nombre sont morts. ».

Ceci peut même être une raison pour laquelle certains restent malades, malgré la prière de guérison.

Qui détermine qui peut participer à la Sainte-Cène?

La participation à la Sainte-Cène dépend du discernement du « corps et le sang du Seigneur ».

Mais qui décide qui peut être inclus et qui doit être exclu?

  • Le frère qui dirige le culte de la Sainte-Cène?
  • Le frère responsable de l’église?
  • Les statuts de l’assemblée?
  • Non: les participants eux-mêmes : v.28 « Que chacun donc s’éprouve soi-même, et qu’ainsi il mange du pain et boive de la coupe ».

La seule raison pour laquelle on devrait refuser la participation à la Sainte-Cène à quelqu’un est parce qu’il est incapable de discerner le corps et sang - par exemple un petit enfant, un ivrogne, un inconverti.

Que chacun donc s’éprouve soi-même

Cette « épreuve » de notre propre personne devant le Seigneur n’a point comme but d’empêcher aux croyants de participer à la Sainte-Cène, mais plutôt le contraire : « Que chacun donc s’éprouve soi-même, et qu’ainsi il mange du pain et boive de la coupe ». Refuser de participer à la Sainte-Cène est en fait non seulement une reconnaissance du péché, impureté etc. et/ou de désaccord avec des frères et sœurs dans l’église, mais aussi une confession de manque de volonté de rectifier ce qui ne va pas dans sa vie.

Célébration TRADITIONNELLE de la Sainte Cène

La pratique de la célébration de la Sainte-Cène varie considérablement d’église en église, et de dénomination en dénomination.

Le pain

Est-ce que le pain doit être blanc ou brun, sans levure, en tranches ou en petits morceaux, coupé ou rompu, avec ou sans levure?

  • Cela n'a aucune espèce d'importance!
  • Que ce soit du pain ou du gâteau, l'important est de prendre le repas du Seigneur en discernant son corps et son sang à lui!

Le vin

  • Depuis à peu près 150 ans beaucoup d’églises – surtout dans les pays Anglo-Saxons et Scandinaves ainsi que leurs ex-colonies etc. – ont remplacé le vin par le jus de raisin, due à la doctrine d’abstention de l’alcool et au danger (réel ou imaginaire) qu’un ex-alcoolique puisse être tenté de rechuter s’il goûte du vin.
  • D’autres croient que seulement du vin rouge peut être employé.
  • Si il y a du vin, prends du vin!
  • Si il n'y a pas de vin mais du jus de raisin, prends du jus de raisin!
  • Si il y a ni l'un, ni l'autre, et que tu n'as pas la possibilité d'acheter du vin ou du jus de raisin, prends quelque liquide qui ne soit pas de l'eau!
  • Si tu n'as que de l'eau alors pries pour que l'eau soit changée en vin!

La coupe

  • La pratique d’abandonner l’emploi de coupes communales en faveur de petits verres individuels est due aux préoccupations hygiéniques ainsi que, récemment, à la crainte du SIDA.

La distribution

  • À 13 personnes autour d’une table il n’était pas difficile de passer un seul pain et une seule coupe.
  • Dans l’église avec 120 membres cela doit être déjà plus difficile, et quand l’église grandit jusqu’à 5.000 personnes...

La fréquence

  • Les Chrétiens dans le Nouveau Testament célébraient la Sainte-Cène tous les jours
Ac.2:46 « Ils étaient chaque jour tous ensemble assidus au temple, ils rompaient le pain dans les maisons, et prenaient leur nourriture avec joie et simplicité de cœur ».
  • Dans tous les cas, le repas du Seigneur peut se prendre individuellement ou en communauté, à condition que ceux et celles qui le prennent fasse partie de la communauté de Saints, et qu'ils prennent ce saint repas avec tout le sérieux nécessaire.
1.Corinthiens.11:23-32 Car j'ai reçu du Seigneur ce que je vous ai enseigné; c'est que le Seigneur Jésus, dans la nuit où il fut livré, prit du pain, 24 et, après avoir rendu grâces, le rompit, et dit: Ceci est mon corps, qui est rompu pour vous; faites ceci en mémoire de moi. 25 De même, après avoir soupé, il prit la coupe, et dit: Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang; faites ceci en mémoire de moi toutes les fois que vous en boirez.  26 Car toutes les fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous annoncez la mort du Seigneur, jusqu'à ce qu'il vienne.  27 C'est pourquoi celui qui mangera le pain ou boira la coupe du Seigneur indignement, sera coupable envers le corps et le sang du Seigneur.  28 Que chacun donc s'éprouve soi-même, et qu'ainsi il mange du pain et boive de la coupe;  29 car celui qui mange et boit sans discerner le corps du Seigneur, mange et boit un jugement contre lui-même.  30 C'est pour cela qu'il y a parmi vous beaucoup d'infirmes et de malades, et qu'un grand nombre sont morts.  31 Si nous nous jugions nous-mêmes, nous ne serions pas jugés.  32 Mais quand nous sommes jugés, nous sommes châtiés par le Seigneur, afin que nous ne soyons pas condamnés avec le monde.

Célébration biblique de la Sainte Cène

La Sainte Cène était célébrée dans les maisons:

  • Actes 2:46-47 Ils étaient chaque jour tous ensemble assidus au temple, ils rompaient le pain dans les maisons, et prenaient leur nourriture avec joie et simplicité de coeur, 47 louant Dieu, et trouvant grâce auprès de tout le peuple. Et le Seigneur ajoutait chaque jour à l'Eglise ceux qui étaient sauvés.

chaque jour, entre Chrétiens[16]

Notes et références

  1. le changement que l’église Catholique Romaine décrit très correctement par le terme "transsubstantiation"
  2. N.B. ceci ne s’applique pas au sang, qui est aussi neutre en Grec
  3. Les quatre coupes représentent : 1. La délivrance de l’esclavage ; 2. la rédemption ; 3. et 4. la louange et l’adoration.
  4. Les trois « matzot » sont des symboles des prêtres et du peuple d’Israël. Celui du milieu est appelé le « Affikomèn » ( = « Il est venu ») et représente le Messie
  5. L’œuf commémore la célébration du temple
  6. l’agneau commémore la Pâque
  7. le persil et le céleri trempés dans l’eau salée, commémorent l’amertume de la souffrance de l’esclavage en Égypte
  8. le « charosseth » commémore le ciment et la paille qui étaient employés pour fabriquer des briques en Égypte
  9. SEDER (ordre) de la paque
  10. La célébration de Pâque est complétée par une liturgie de prières et d’actions de grâce
  11. « Affikomèn » ( = « Il est venu ») et représente le Messie
  12. « Le sang de l’alliance » (Mathieu et Marc ; la « nouvelle alliance » (Luc et Paul)
  13. PESSAH, passage
  14. Colossiens 1:12-14 Rendez grâces au Père, qui vous a rendus capables d'avoir part à l'héritage des saints dans la lumière, 13 qui nous a délivrés de la puissance des ténèbres et nous a transportés dans le royaume du Fils de son amour, 14 en qui nous avons la rédemption, la rémission des péchés.
  15. Le mot grec traduit par « discerner » est « diakrino », c.-à-d. « comprendre, discerner, juger correctement »
  16. Le repas des Saints

Bibliographie

Autour du texte

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